Et voici pourquoi il est nécessaire de construire l'Etat sur et pour le développement durable
Par Philippe Currat le 24.09.2008, 16:18 - Constituante - Lien permanent
Le "jour du dépassement", image destinée à frapper les esprits, a été inventé par les créateurs du concept d'empreinte écologique. Dans la foulée du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, les universitaires William Rees et Mathis Wackernagel ont mis au point une méthode permettant de mesurer l'impact des activités humaines sur les écosystèmes. Il s'agit de quantifier les surfaces biologiquement productives nécessaires pour construire villes et infrastructures, pour fournir les ressources agricoles, aquatiques et forestières que nous consommons et pour absorber les déchets que nous produisons, y compris le CO2 issu de la combustion des énergies fossiles. L'unité de mesure utilisée pour calculer l'empreinte écologique d'un individu, d'une ville, ou d'un pays est l'"hectare global", dont les capacités de production et d'absorption de déchets correspondent à la moyenne mondiale. Selon les calculs de Global Footprint Network, les besoins de l'humanité ont commencé à excéder les capacités productives de la Terre en 1986. Depuis, sous l'effet de l'augmentation de la population mondiale, la date à laquelle l'humanité a épuisé les ressources théoriquement produites en un an n'a cessé d'avancer. En 1996, notre consommation dépassait de 15 % la capacité de production du milieu naturel, et le "jour du dépassement"tombait en novembre. En 2007, c'était le 6 octobre. DISPARITÉS L'outil utilisé par le Global Footprint Network permet de quantifier l'évolution de la consommation de ressources dans le temps et de sensibiliser aux conséquences de leur surexploitation. Il autorise aussi des comparaisons entre régions du monde. Les habitants des Emirats arabes unis ont l'empreinte écologique la plus élevée : chaque habitant consomme chaque année l'équivalent de 12 hectares globaux. Les Américains les suivent de près, avec 9,5 ha. La France se situe au 12e rang mondial, avec un peu moins de 6 ha. Les habitants du Bangladesh, de la Somalie et de l'Afghanistan sont les plus petits consommateurs de ressources au monde, avec moins d'un demi-hectare.
Commentaires
Depuis le film d'Al-Gore, la nouvelle religion à la mode : le catastrophisme écologique! Après l'apparition de ce film, tous les partis politiques veulent sauver la planète, et nous avec. On ne peut plus continuer comme cela! Depuis le début de l'humanité, les prophètes de malheur nous ont toujours prédit l'apocalypse, mais les gens vivent de mieux en mieux. Il semble cependant que les gens ont besoin d'avoir peur pour trouver une raison d'exister.
Comme quoi la pensée unique a de beaux jours devant elle.
En tout cas, le journal 'Le monde' continue toujours d'imprimer une version papier. Vous imaginez l'immense dépense d'énergie (sans parler de la destruction des arbres) pour fabriquer un tel journal?