31.10.2008

J'aime ce titre: "La lutte contre le réchauffement va permettre de lutter contre la crise économique"

Stavros Dimas, commissaire européen à l'environnement a répondu à une interview publiée aujourd'hui sur le site www.lemonde.fr.

Dans cette interview, il relève que le "paquet énergie-climat", qui doit permettre à l'Union européenne d'atteindre ses objectifs de lutte contre le réchauffement climatique, est attaqué de toutes parts : l'Allemagne, l'Italie et les nouveaux pays membres redoutent qu'il n'affaiblisse encore l'économie touchée par la crise. Alors que la présidence française de l'Union tente d'aboutir à un accord avant la fin 2008, Stavros Dimas, commissaire européen à l'environnement, défend ce plan, dont il est l'un des architectes.

A la question de savoir s'il craignait la dilution des efforts européens dans la lutte contre le réchauffement, il a répondu qu'à son sens beaucoup de gens veulent utiliser la crise financière comme un prétexte pour reporter ou affaiblir ses propositions. Or, selon lui, la lutte contre le réchauffement va permettre de lutter contre la crise économique. Les mesures en faveur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique doivent en effet stimuler la croissance, car elles vont promouvoir l'innovation et la création de nouveaux emplois. 

Ainsi, il estime que les industriels et les détracteurs du "paquet" surestiment clairement son impact économique. Il précise que les coûts générés par le "paquet" sont avant tout des investissements en faveur des énergies renouvelables et des économies d'énergie. Au total, ces dépenses se montent à 60-70 milliards d'euros par an et vont stimuler la croissance: "Cela ne sera pas une perte nette pour la richesse nationale et l'économie européenne. Si vous investissez dans des réseaux électriques plus modernes, vous économiserez de l'électricité. De plus, tous les revenus tirés de la mise aux enchères des quotas d'émission dans l'industrie iront dans les caisses des ministères des finances", déclare-t-il.

 Alors face aux veto annoncés de la Pologne ou de l'Italie, Stavros Dimas estime que les coûts avancés par l'Italie (25 milliards d'euros) sont très largement surestimés. Selon lui, la plupart des préoccupations exprimées à ce jour en Europe seront résolues en cas d'accord international ambitieux sur le climat à Copenhague, à la fin 2009. C'est du moins son objectif. Il souligne d'ailleurs qu'un mouvement sera sans doute possible après l'élection américaine, puisque les deux candidats en lice s'engagent dans la lutte contre le changement climatique.

Les demandes allemandes d'octroyer des quotas gratuits d'émissions de gaz à effet de serre à quatre secteurs - le ciment, la chimie de base, les fabricants de chaux et la sidérurgie - doivent permettre de trouver des solutions. En effet, le sort réservé aux industries énergivores préoccupe plusieurs secteurs et sous-secteurs dans différents pays comme l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne. Il souhaite trouver des solutions spécifiques dans les prochaines semaines: "Nous avons proposé soit de donner des allocations gratuites à ces secteurs, soit d'inclure les importateurs dans notre système d'enchères sur les droits à polluer. Je crois que les bonnes réponses peuvent être trouvées sans diluer l'ensemble. La délocalisation des industries les plus consommatrices en énergie vers des pays où les contraintes environnementales sont plus faibles ne serait pas bonne pour des raisons économiques, mais aussi écologiques. Nous voulons préserver les emplois et réduire les émissions".

Enfin, le Commissaire européen souhaite conclure sur ces termes: "Il faut être précis. Nous ne parlons pas d'une "taxe carbone". Nous réfléchissons à l'inclusion des importateurs dans notre système d'enchères. Il s'agit d'une mesure d'égalité entre nos producteurs et ceux qui produisent ailleurs. A mon avis, ce n'est qu'après les négociations internationales, à Copenhague, que nous devrons choisir ce que nous voulons faire pour éviter des délocalisations".

 

A lire dans Le Monde, sur www.lemonde.fr, propos recueillis par Philippe Ricard, article paru dans l'édition du 01.11.08

28.10.2008

Une jolie idée des Nations Unies sur le développement durable: PEINDRE LA PLANETE

« PEINDRE POUR LA PLANÈTE » : 26 TABLEAUX D'ENFANTS SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE VENDUS AUX ENCHÈRES
New York, Oct 27 2008 5:00PM
La vente de 26 tableaux peints par des enfants participant à une initiative sur les changements climatiques a rapporté 21.000 dollars, a annoncé lundi le Programme des Nations Unies pour l'environnement (<" http://www.unep.org/french/ ">PNUE). 
Le Siège des Nations Unies à New York a accueilli jeudi dernier une exposition intitulée « Peindre pour la planète », une sélection de 26 oeuvres de jeunes artistes du monde entier qui s'efforcent d'attirer l'attention, à travers leur art, sur le besoin de lutter contre les changements climatiques, indique un communiqué. 
C'est une sélection distincte de 26 autres peintures, dans le cadre de la même initiative, qui a été vendue aux enchères au profit du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (<"http://www.unicef.org/french/index.php">UNICEF). Six enfants auteurs des tableaux étaient présents au Harvard Club à New York pour la vente aux enchères : Charlotte Sullivan, 14 ans (Royaume-Uni), Katherine Liu, 9 ans (Californie, Etats-Unis), Gabrielle Medovoy, 13 ans (Illinois, Etats-Unis), Guy Jayce Nindorera, 14 ans (Burundi), Daniela Melendez, 14 ans (Colombie) et Andrew Bartolo, 15 ans (Malte). 
Les peintures ont été choisies parmi 200.000 oeuvres soumises par des enfants du monde entier. 
« Peindre pour la planète » constitue « un signal très simple, mais très puissant du combat des Nations Unies contre les changements climatiques », a affirmé le directeur exécutif du PNUE, lors de la présentation à la presse de l'exposition. 
Après New York, les oeuvres entameront un tour du monde qu'elles termineront à Copenhague, à l'occasion des discussions de décembre 2009 sur les changements climatiques.
Parmi les deux jeunes artistes ayant participé à une conférence de presse à New York, jeudi dernier, Gabrielle Medovoy a appelé à « travailler ensemble comme une famille pour sauver les animaux et la nature en danger ». Andrew Bartolo a expliqué qu'il espérait contribuer à sauver l'environnement à travers ses peintures et d'autres actions qu'il entreprendra plus tard. 
L'exposition « Peindre pour la planète » constitue « un hommage à cette génération, qui non seulement va hériter de ce que nous réglons ou pas aujourd'hui, mais, est déjà en train d'articuler ses visions, ses préoccupations et, parfois, ses frustrations », a affirmé M. Steiner. 
Selon un sondage réalisé pour le PNUE, 88% des jeunes du monde entier pensent que les dirigeants du monde devraient faire « tout ce qui est nécessaire » pour faire face aux changements climatiques.
Oct 27 2008 5:00PM 

22.10.2008

CLIMAT : 150 ENTREPRISES ET ORGANISATIONS À GENÈVE POUR UNE ÉCONOMIE VERTE

Communiqué de presse de l'ONU:
New York, Oct 21 2008 12:00PM
Des représentants de plus de 150 entreprises, organisations de la société civile, gouvernements et agences des Nations Unies sont réunis mardi et mercredi à Genève pour la première réunion du programme 'Caring for Climate'[Attention au climat], destiné à promouvoir une économie verte. 
'Caring for Climate' est une plateforme lancée en 2007 par le Pacte mondial des Nations Unies, une initiative qui vise à impliquer le monde des affaires à la réalisation des objectifs de l'ONU, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (<"http://www.unep.org/french/ ">PNUE) et le Conseil mondial du monde des affaires pour le développement durable, selon un communiqué. 
La réunion a pour but d'échanger des idées concrètes et de proposer des politiques contre le changement climatique, notamment dans la perspective du Sommet mondial du commerce sur le changement climatique qui aura lieu du 24 au 26 mai 2009 à Copenhague. 
Selon une étude réalisée parmi les signataires de 'Caring for Climate', les entreprises attendent que les gouvernements fassent preuve de leadership, qu'ils présentent des plan de réduction des émission de gaz à effet de serre à long terme, davantage d'investissement dans des technologies à faible émission de carbone, et la stimulation de la demande des consommateurs pour des produits et des services adaptés au climat. 
Ils demandent aussi que les gouvernements qui se réuniront à Copenhague en décembre 2009 pour finaliser les accords négociés pour succéder au Protocole de Kyoto s'assurent de la participation des pays industrialisés et en développement, qu'ils imposent des cibles pour la réduction des gaz à effet de serre, même si cela requiert des compromis et qu'ils mettent en place des mécanismes de suivi ainsi que des incitations pour les entreprises. 

16.10.2008

Deuxième exemple de développement durable: la sous-station d'Etoy

Comme promis dans un précédent billet dans lequel j'avais annoncé trois exemple de développement durables, voici le deuxième. Je rappelle que mon objectif me lançant dans la campagne constitutionnelle est de construire l'Etat sur et pour le développement durable, dans toutes ses missions, dans toute son organisation. Cette position a fait l'objet d'une partie de la conférence de presse de la Liste 1 Radical-Ouverture et d'une publication dans la Gazette de la Constituante. Les trois exemples concrets que j'ai choisi avec le soutien du groupe SIEMENS tendent à montrer ce qu'il est concrètement possible de faire dans différents domaines en matière de développement durable. Après la rénovation du siège du groupe à Zoug, voici comment SIEMENS présente sa réalisation de la sous-station d'Etoy (Vaud).

Pour répondre à la croissance de la consommation et assurer la sécurité de l’approvisionnement électrique, Romande Energie vient de remplacer une sous-station à Etoy (VD). Nécessitant beaucoup moins de place, la nouvelle installation est la première du genre « hybride » à avoir été construite en Suisse par Siemens Power Systems.

Intégrée dans la ligne à 125 kV déjà présente entre Rolle et Morges/Bussigny, la nouvelle installation devait remplacer l’ancienne sous-station d’Etoy, alimentée jusqu’à présent ponctuellement depuis Rolle. Le défi du projet a consisté à ne pas perturber l’alimentation électrique régionale et, par conséquent, à construire la nouvelle sousstation sans interrompre l’exploitation de l’ancienne. La surface disponible était par ailleurs limitée à la parcelle d’origine et les délais relativement courts.r Systems

Deux tiers d’espace en moins

Après étude, l’installation de commutation hautement intégrée (HIS) ou « hybride » s’est révélée comme étant la meilleure solution, avec le plus faible encombrement. L’installation HIS occupe en effet seulement le tiers de la place nécessaire à une installation comparable et conventionnelle de commutation à isolation aérienne. Le recours à cette technologie constitue d’ailleurs une première suisse. Le fait de ne pas devoir abriter l’installation dans un bâtiment constitue un autre avantage de la solution élaborée par Siemens Power Systems. Le concept HIS se contente en effet de fondations en béton destinées à l’ancrage des cellules. Enfin, la maintenance réduite constitue aussi un atout à prendre en compte, puisque les éléments de déshumidification ne devront être remplacés qu’après 25 ans.

Faire face à la croissance

La sous-station d’Etoy contribuera donc à la sécurité de l’approvisionnement électrique de la région d’Aubonne, dont la population a augmenté d’environ 20 % ces 20 dernières années et dont les besoins vont continuer de croître ces prochaines décennies. 

Source: Convergences, N°1/2008, mars, avec l'aimable autorisation de SIEMENS. 



30.09.2008

Encore un exemple concret de développement durable à méditer

Source: www.lemonde.fr

Trois exemples concrets de développement durable: 1. Le siège de Siemens à Zug

Le groupe SIEMENS parle plus volontiers d'efficience énergétique que de développement durable, mais c'est un principe appliqué au quotidien dans un groupe qui compte presque autant d'employés que Genève d'habitants et une grande diversité d'activités. Me voyant mener campagne pour que Genève soit le premier Etat construit sur et pour le développement durable, SIEMENS m'a offert son appui et me permet de vous offrir trois exemples concrets de développement durable. Ces exemples sont basées sur des analyses d'ensemble menées par SIEMENS, de manière à ce que les économies d'énergie recherchées ne consomment pas plus d'énergie pour être mises en oeuvre qu'elles n'en économiseront jamais. 

Le premier exemple concerne le siège du groupe à Zug, qui est un bon exemple d'efficience énergétique ayant permis de réduire de moitié en six mois la consommation énergétique du bâtiment, ce qui représente pour l'environnement une économie de 153 tonnes de CO2. Pour mieux vous laisser appréhender cet exemple par vous même, je vous propose de lire le texte de présentation par SIEMENS ci-dessous reproduit avec l'aimable autorisation du groupe, ou de le retrouver sur le lien suivant: http://w5.siemens.ch/cms/de/energieeffizienz/industrie/story4.php. 

Die Siemens Schweiz AG geht mit gutem Beispiel voran und optimiert die Energieeffizienz seiner eigenen Gebäude. Im Hauptgebäude von Siemens Building Technologies (SBT) in Zug wurde der Energieverbrauch innert sechs Monaten halbiert.

In der letzten Heizperiode verbrauchte das aus den 40er-Jahren stammende Gebäude an der Gubelstrasse, verglichen mit dem Vorjahr, 50 Prozent weniger Energie. Damit wurde die Umwelt um 153 Tonnen CO2 entlastet. Das entspricht dem Treibgas-Ausstoss von 53 Autos bei einer Fahrleistung von je 20'000 Kilometern.

Möglich machten dieses eindrückliche Ergebnis die Energy Optimization Services von SBT. Das Prinzip ist einfach: Erfassen, Analysieren, Vergleichen mit Referenzwerten, Erheben von besonderen Bedürfnissen, Ableiten und Umsetzen von Massnahmen.

In Zug verglichen die Experten deshalb zuerst den Energieverbrauch mit der Energiebezugsfläche und stellten dabei sofort grosses Optimierungspotenzial fest. Anschliessend wurden die Mitarbeitenden über ihre Erfahrungen mit dem Raumklima sowie die Nutzungs- und Arbeitszeiten befragt. Messungen zeigten dann auf, ob die Raumtemperaturen den unterschiedlichen Bedürfnissen entsprachen. Das war nicht immer der Fall. So waren beispielsweise die Lagerräume auf 22° C geheizt, obwohl sich dort Personen nur kurzzeitig aufhalten. Ohne Komfortverlust konnte die Temperatur in diesem Fall auf 19 bis 20° C abgesenkt werden. Alle Erkenntnisse dieser Art wurden danach in der neuen Regelstrategie für die Heizung umgesetzt. Dank der Einbindung der Station für Wärmeübergabe und -verteilung in eine Leitstelle lässt sich nun jederzeit leicht feststellen, wie sich die Änderungen auswirken und ob allenfalls Anpassungen nötig sind. Begleitend zu diesen technischen Massnahmen werden die Mitarbeitenden laufend zu sorgfältigem Umgang mit der Energie motiviert.